Pour une expérimentation des peines de nudité en public

Partant du constat que l’appareil judiciaire et policier s’alimente des crimes et des délits qu’il est supposé circonvenir, ne pourrait-il pas exister des pratiques culturelles et sociologiques à même de s’y substituer pour circonvenir plus efficacement ces mêmes crimes et délits ?

Une proposition issue de l’étude des affaires dites « UMMO »

Une étude des affaires dites « UMMO » fait apparaître la proposition des peines de nudité en public, notamment sur la lettre NR-14 du site ummo-sciences.org.

Il ne s’agit pas ici de présenter les affaires « UMMO », ce que nous ferons ultérieurement, ni de souscrire aux thèses souvent fantasques qui peuvent en résulter, mais d’exposer par honnêteté intellectuelle l’origine de cette idée des peines de nudité en public.

L’incidence sociologique des peines de nudité en public

De telles peines seraient-elles sociologiquement applicables ?

Tous les individus n’ayant pas le même rapport à la pudeur et cette diversité étant heureuse, est-ce qu’une peine de nudité en public ne serait pas assimilable à une inégalité de traitement entre les condamnés ?

Un naturiste mis nu en public pour condamnation de ses actes, n’éprouverait pas alors une peine semblable à celle qu’éprouverait une personne plus pudique dans la même situation.

Comment seraient appréhendées les différences génétiques dans la mise en place de telles peines de nudité en public ?

Est-ce qu’une personne de couleur de peau noire mise nue devant un Homme blanc pour condamnation de son acte, n’éprouverait pas un sentiment de honte additionnel du fait de sa couleur de peau, qu’un Homme blanc dans la même situation n’éprouverait pas ou vice-versa ? Est-ce que de la même façon un homme mis nu devant une femme ou une femme mise nue devant un homme, n’éprouveraient pas une gêne additionnelle à se confronter nus devant le sexe opposé ?

Qu’adviendrait-il des désirs, des attirances ou du contentement qui pourraient naître à la vue d’un corps nu par la victime ou que pourraient éprouver le coupable par le fait de se retrouver nu devant sa victime ? Est-ce que la victime d’un crime sexuel elle-même coupable dans une autre affaire pourrait se mettre nue devant sa victime sans que cela ne lui évoque son viol passé ? Est-ce qu’un adulte sexuellement vierge pourrait en qualité de victime ou de coupable être mis nu en public ou voir pour la première fois dans ces conditions un corps nu ?

Est-ce qu’un coupable souffrant d’un handicap physique ou d’une maladie, ne souffrirait pas une peine additionnelle à devoir montrer publiquement l’objet de son handicap ou de sa maladie à sa victime ?

Quid des différences religieuses et culturelles dans le rapport à la pudeur ? Est-ce qu’une femme musulmane voilée pourrait retirer son voile et se mettre nue devant un non musulman pour condamnation devant sa victime ?

Quid des attirances homosexuelles, des autres attirances paraphiliques, sadiques ou morbides dans la pratique des peines de nudité en public, à l’initiative de la victime ou du coupable ?

Est-ce que l’exécution d’une peine de nudité en public ne susciterait pas chez la victime ou chez les spectateurs des désirs charnels ou même des désirs de viol sur le coupable, au point que par la suite le coupable pourrait être violé ?

Vers une extinction des différences culturelles et sociologiques ?

Il existe chez l’Homme de multiples moyens phénotypiques, culturels et sociologiques pour exprimer le remord, la culpabilité, le repentir et le pardon.

Est-ce qu’une pratique des peines de nudité en public, n’induirait pas à terme une standardisation nouvelle dans les relations humaines, ainsi qu’un tarissement de toute la diversité phénotypique, émotionnelle, culturelle et sociologique qui permet l’expression du remord, de la culpabilité et du pardon, à plus forte raison si ces peines de nudité en public étaient pratiquées dès l’enfance ou pour juger des méfaits mineurs ?

A décharge des peines de nudité en public, il faut néanmoins reconnaître que l’appareil policier et judiciaire cause déjà une standardisation dans les relations humaines ainsi qu’une illusoire sincérité dans le repentir des coupables, alors que les peines de nudité en public supposeraient la sincérité du coupable qui commettrait seul l’acte de se dévêtir devant sa victime.

Une codification de la pratique des peines de nudité en public ?

Les peines de nudité en public devraient-elles être filmées ?

De telles peines devraient-elles répondre à une codification culturelle et/ou judiciaire ?

La victime pourrait-elle inviter quiconque à assister à l’exécution d’une peine de nudité en public ?

Le coupable qui se présenterait nu devant sa victime, se déshabillerait-il aussi devant sa victime ou se présenterait-il simplement nu devant sa victime après s’être déshabillé dans une loge ?

De telles peines pourraient-elles être pratiquées n’importe où, par exemple sur les lieux du méfait ou des lieux seraient-ils dédiés à l’exécution de telles peines ?

Est-ce qu’il y aurait un nombre maximum d’invités pour assister à l’exécution d’une peine de nudité en public ? Est-ce que ces peines seraient exécutées en petit comité ou en place publique ? Est-ce que pourraient être invités à assister à l’exécution de ces peines des personnalités publiques sans lien avec la victime et/ou le coupable ?

Le bénéfice d’un procès et le rapport à l’appareil judiciaire

Le procès permet aussi de clarifier publiquement certaines situations.

En l’absence d’un procès et en cas d’application d’une peine de nudité en public, le public pourrait reprocher à la victime d’être une fausse victime et d’avoir corrompu le coupable pour qu’il se mette nu en public alors qu’il ne serait pas réellement coupable.

En l’absence d’un procès il subsisterait ainsi toujours un doute sur l’authentique qualité de victime d’une victime et sur l’authentique qualité de coupable d’un coupable.

A l’inverse, un coupable pourrait se satisfaire d’une peine de nudité en public pour éviter en justice une condamnation qu’il jugerait plus lourde et le public pourrait alors dénier à ce coupable qu’il ait effectivement « purgé sa peine ». Le public pourrait alors chercher à appliquer illégalement une peine additionnelle contre ce coupable alors même que la victime pourrait être satisfaite de la peine de nudité en public qui serait appliquée.

Faut-il ainsi considérer les peines de nudité en public indépendamment de l’appareil judiciaire ou faut-il les conditionner à une décision de justice ?

Quelle serait le positionnement de la justice face à une pratique « sauvage » des peines de nudité en public parmi certains groupes civils qui lui imposeraient cette « coutume » ?

Est-ce que dans le cadre des affaires dites « UMMO » de telles peines de nudité en public ne sont pas déjà exécutées sans même que les appareils judiciaire, médical ou scientifique en soient informés ?

Les peines de nudité en public, une pratique sexuelle et de mœurs

Car il s’agirait bien d’une coutume et même d’une pratique sexuelle. Au regard de la justice une peine de nudité en public ne serait rien d’autre qu’un acte sexuel librement consenti entre adultes. Ce serait une coutume induite par des mœurs communes entre la victime et le coupable.

De telles peines seraient-elles néanmoins applicables à des enfants, notamment par leurs parents, sans que cela ne regarde la justice ? Un parent pourrait-il demander à son enfant de s’exposer nu en public pour condamnation d’un méfait, sans que cela ne regarde la justice ? L’efficacité de telles peines serait-elle validée si cette pratique n’était pas dès l’enfance instituée ?

L’appareil judiciaire ou les micro-corps sociaux intermédiaires

Pour qu’elles soient appliquées et mises en œuvre ne faudrait-il pas associer à ces peines de nudité en public de micro-corps sociaux intermédiaires qui en lieu et place de l’appareil judiciaire requerraient de telles peines, indépendamment des victimes et des coupables, mais sans que ces décisions ne soient judiciairement contraignantes ?

Un parrain, une marraine, un « grand frère », un modérateur, un médiateur.. une figure de ce type inscrite au plus près des familles ne pourrait-elle pas en toute indépendance proposer des peines de nudité en public pour la résolution de conflits ? Ne faudrait-il pas que de telles figures soient alors élues par le peuple dans chaque micro-groupes social et pour chaque famille ?

Nous arriverions alors à un système électif où par exemple chaque groupe de 7 personnes élierait un grand électeur qui aurait lui notamment la charge de recommander la mise en œuvre des peines de nudité en public avec le concours d’autres grandes électeurs.

Est-ce qu’un tel système ne générerait pas une forme d’omerta ou de patriarcat ?

Les incidences d’un tel système électif couplé à des peines de nudité en public, sont ainsi difficiles à estimer. Peut-être pouvons-nous du moins espérer qu’un tel système viendrait décharger la justice de nombreux dossiers, en anticipant notamment que des crimes ou des délits ne soient plus commis, par la crainte inspirée dès l’enfance de devoir se retrouver nu en public.

Le cas particulier des professionnels de santé

Il existe néanmoins des professions pour lesquelles les peines de nudité en public seraient potentiellement plus adaptées que pour toutes autres et il s’agit des professions de la santé.

Un médecin coupable d’une erreur médicale ne pourrait-il pas se soumettre à une peine de nudité en public, du fait que précisément un médecin pour son œuvre pénètre l’intimité de son patient ?

Une peine de nudité en public pour un médecin, plutôt qu’un procès, ne serait-elle pas aussi en certains cas plus respectueuse du patient et même du médecin, eu égard au fait que l’erreur est aussi humaine, à plus forte raison en médecine ?

Pour une expérience sociologique des peines de nudité en public

Seule l’expérimentation pourrait répondre à toutes les questions que pose l’exécution des peines de nudité en public.

Les conséquences positives et/ou négatives de l’application des peines de nudité en public sont difficilement prévisibles et c’est la raison pour laquelle je propose que de telles peines puissent être expérimentées dans le stricte cadre d’expériences sociologiques scientifiquement visées par la médecine et prioritairement applicables aux relations entre les patients et les praticiens de la santé.

Pour résolution amiable d’un litige un praticien de santé pourrait ainsi se voir proposer par l’avocat de la victime, dans le cadre d’une expérience sociologique dont l’issue serait publiée dans une revue scientifique à comité de lecture, de consentir à une peine de nudité en public, en lieu et place d’un procès.

Cela suppose le consentement du praticien et son éveil à l’intérêt de cette expérience ou encore son éducation dès l’enfance à cette pratique.

La revue scientifique à comité de lecture dans laquelle serait publiée le compte rendu de cette expérience, aurait alors fonction de main-courante pour l’appareil judiciaire, si par la suite la victime et/ou le coupable rompaient leur engagement de ne pas aller en justice.

Pour un encadrement scientifique et médical des peines de nudité en public

Pour ceux qui se livreraient déjà à la pratique des peines de nudité en public, c’est un cadre scientifique et médical que nous devrions proposer d’ajouter à cette pratique, pour que de tels comportements soient étudiés et pour que les bénéfices et les préjudices d’une telle pratique soient connus.

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